Lecteur, lectrice assidu(e) de ce blog,

Si tu suis notre page Facebook alors tu sais déjà qu'il est temps pour nous de montrer les résultats de notre travail acharné de ces dernières semaines. Si tu ne suis pas notre page Facebook, et bien sache que ça y'est, il est l'heure pour nous d'exposer.





Il me faut être honnête, ça n'a pas été de tout repos cette histoire. Entre Valentin qui faisait des aller-retour incessants à la municipalité pour obtenir des permissions qui n'étaient plus valables l'heure d'après, et Pierre qui lui aussi passait ses journées à aller et venir chez le photographe pour récupérer nos tirages, j'ai bien cru que jamais on n'y arriverait.
Mais finalement, si. Debout 8h30, on a même eu le temps de tourner en rond le temps d'imprimer les cartels...



Il y a un aspect vraiment incroyable à voir ce mois de travail résumé en 32 photos, accrochées sur des murs de la vieille ville... (Oui, nous sommes donc passés du parc au centre commercial, en repassant par le parc avant d'enfin obtenir le Saint Graal pour exposer dans la rue, directement) Une fois de plus, j'ai eu la chance de me faire interviewer par la télévision turque et par la presse pour parler du projet et du pourquoi on voulait à ce point faire en sorte que turcs et syriens travaillent ensemble. Et lorsque je vois le résultat, je me dis que vraiment, on a réussi ce que l'on voulait : faire en sorte que diverses nationalités collaborent, et ce malgré nos différences parce que oui, il y en a, et réussir à la fin à monter quelque chose de bien, beau et qui porte un message.



Alors voilà, il ne nous reste plus que deux jours ici à Gaziantep et cette exposition marque la fin de la première partie du projet. Je dis bien la première partie car, oui, il ne faut pas oublier que finalement ce n'est que le commencement d'une nouvelle aventure pour nous : l'exposition itinérante. Là aussi, des changements ont eu lieu et notre itinéraire final passera donc par Zagreb, Ljubljana puis par Milan avant de nous voir revenir à Lyon...

En attendant, il est temps de retourner s'occuper de l'exposition et surtout préparer le vernissage de ce soir...

On revient vers vous bientôt avec encore plus d'informations et un retour sur les derniers évènements.

Mélanie

PS : Pour ceux qui aimerait plus d'infos pratiques telles que le lieu et l'heure de l'exposition, rendez vous sur Facebook !
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A few days ago we had been working on the idea of Freedom with our participants... And Süleyman wanted to share his point of view with you. 


" Freedom is very important for youth but, actually, many people don’t know the real meaning of freedom. For me, freedom means respect of each other. Also, many people believe that, freedom means they can do everything whatever they want, but it must be a limit for freedom. Actually, when we accept all différences between us, we will be totally free. In addition, we try to show people what young people do in hère, what is freedom for us. For instance, when we walk at night without anu danger, we feel free. Although, we have a lot of differencies. If when we are walking on the street without anybody saying anything to us we feel free. On the other hand, about turkish Young we need visa when we travel to Europe. It cuts our freedom. Unfortunately, we cannot go to other country easily. As I said before, when all people accept all differencies, world will be a better place to live. " - Süleyman
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« On ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d’Alger pour apprendre à marcher ». Comme le disait Maxime Le Forestier on ne choisit pas l’endroit où l’on naît, et aujourd’hui lorsqu’on est syrien on ne choisi même plus l’endroit où l’on vit. Depuis maintenant mars 2011, la Syrie est en proie à une crise sans précédent dans son histoire, une crise que bons nombres de syriens se refusent à appeler « guerre » mais qui en a pourtant toutes les caractéristiques. Selon le hors-série « Bilan Géostratégique » du Monde Diplomatique paru le 11 avril 2013, ce conflit aurait déjà causé la mort de plus de 60000 personnes et en aurait forcé 1,1 million d’autres a quitté le pays. A cela il faut ajouter la destruction par le régime de Damas des plus grands édifices architecturaux et monuments historiques du pays comme la Grande Mosquée Omeyyade d’Alep qui datait du XIIIe siècle après Jésus-Christ.
Vous vous demandez peut-être pourquoi, entre deux articles consacrés à nos activités photos, nous publions tout à coup un article consacré à la situation des réfugiés syriens en Turquie. Si j’écris aujourd’hui cet article ce n’est pas dans le but de faire un manifeste pour l’envoi d’armes à l’Armée Libre Syrienne et aux différents groupes (islamiques ou non) qui combattent le régime de Bachar el-Assad, ni même de provoquer un élan de compassion envers la population syrienne bien qu’il me paraisse difficilement acceptable de rester insensible face à cette situation. L’objectif de cet article est de relater ce que nous avons vu de la situation des réfugiés syriens de la ville de Kilis en cette après-midi du jeudi 27 juin et d’attirer l’attention, votre attention, sur la vie de ces milliers de familles qui ont été contraintes de fuir un pays qui leur est cher pour un autre qui, bien qu’il les accueillent, ne semble pas vouloir d’eux. Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés le nombre total de réfugiés syriens en Turquie s’élevait à 220000 personnes environ fin 2012, dont 150000 dans les camps et 70000 en milieu urbain, une population qui devrait selon eux doubler d’ici à la fin de l’année 2013 (http://www.unhcr.fr/pages/4aae621d7cf.html).
J’ai tenté ici, plus que de faire un simple récit de cette journée, de présenter une situation qui nous a tous frappé par la dureté de sa réalité. Selon le fondateur du Monde, Hubert Beuve-Méry, le journalisme c’est à la fois « le contact et la distance », aussi loin de prétendre faire œuvre de journaliste j’espère toutefois, après avoir été au contact de deux de ces familles, disposer de la distance nécessaire pour vous conter leurs histoires.

Il est aux alentours de 15h quand, après un peu plus d’une heure de bus et de paysages désertiques, nous arrivons dans la ville de Kilis, située à 15 kilomètres seulement – à vol d’oiseau – de la frontière syrienne. Le climat est lourd, la chaleur écrasante. Chacun de nous se rend bien compte qu’il ne s’agit pas d’un jour comme les autres dans le quotidien du projet. Sarah, une franco-syrienne, et Amir, un syrien, avec lesquels nous avons bien sympathisés, qui nous aident beaucoup depuis le début du projet et qui parlent parfaitement arabe et anglais, sont venus avec nous, ainsi que Misia une volontaire italienne, dans cette ville de 85000 habitants du sud-est de l’Anatolie qui voit affluer chaque jour des centaines de familles syriennes. Dès la descente du bus nous nous mettons en marche à la recherche du « Human Society for Relief and Development », une organisation syrienne qui aide plus de 4000 familles réfugiées à Kilis (une famille représente environ 7-8 personnes) en faisant le lien entre elles et des organisations non gouvernementales comme Médecins Sans Frontières, la Croix Rouge et le Croissant Rouge. Alors que nous marchons des enfants accourent à notre rencontre et cherchent à nous vendre des paquets de mouchoirs ou des bouteilles d’eau tandis que notre appréhension, mêlé d’excitation, grandit au fur et à mesure que nous approchons du but. Nous finissons par arriver devant une porte entrouverte donnant sur une petite cour intérieure. Au sein de cette cour quatre hommes discutent, installés à une table à l’ombre d’un arbre imposant. Notre visite les prend au dépourvu. Malgré tout ils nous invitent à rentrer dans un salon, qui fait aussi office de bureau, et à nous asseoir. Les regards que ces hommes nous lancent sont à la fois suspicieux et inquisiteurs. On peut lire sur leur visage leur interrogation quant à la présence de 6 français, d’une italienne et d’un syrien ici, chez eux. Le climat est tendu dans cette petite pièce chauffée à blanc par un soleil de plomb et dans laquelle quatre, puis cinq hommes nous rejoignent. La discussion s’engage timidement : Amir commence par expliquer le projet Youth Through the Lens ainsi que les buts de notre visite puis petit à petit les langues se délient et la conversation s’anime. La situation en Syrie, Bachar el-Assad, la livraison d’armes à l’Armée Libre Syrienne, l’attitude de la Turquie, la misère des camps de réfugiés et la situation plus que précaire de ces milliers de familles syriennes qui vivent dans la ville même de Kilis,… toutes les facettes de ce que certains spécialistes nomment couramment « la question syrienne » sont abordés, non sans une certaine émotion. La rancœur que ces hommes ont à l’encontre des puissances occidentales est grande et l’un des hommes nous prend même à partie en accusant l’Union Européenne et notamment la France de laisser mourir le peuple syrien alors qu’il se bat pour la liberté. Ils nous demandent pourquoi, alors que la France est intervenue au Mali et les Etats-Unis en Afghanistan, les puissances occidentales laissent-elles Bachar el-Assad mettre le pays à feu et à sang. On se sent attaqué en tant que Français par les paroles de cet homme à la fine moustache mais que pouvez-vous répondre lorsque quelqu’un qui a (presque) tout perdu vous regarde dans le blanc des yeux et vous lance, dans un mélange à la fois de résignation et d’immense fierté, que son rêve est désormais de mourir pour enfin être en paix.




Alors évidemment il y a des enjeux géopolitiques qui nous dépassent et il apparaît aujourd’hui impensable de livrer des armes sans savoir où elles vont réellement aboutir. Les groupes – islamistes et laïques – qui combattent le régime syrien en place sont en effet divisés ce qui rend compliqué un soutien armé de la communauté internationale. De plus les puissances occidentales, les Etats-Unis, la France et la Grande Bretagne en tête, dont la légitimation d’une intervention provenant de l’ONU est toujours bloquée au Conseil de Sécurité par la position russe, redoutent plus que tout l’installation d’un « régime sunnite extrémiste » (pour reprendre les mots d’Hubert Védrine) une fois le dictateur tombé (http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-hubert-vedrine-le-gaz-sarin-et-la-ligne-rouge-en-syrie-2013-06-07). D’où le statuquo. Pour autant on peut se poser une question : à défaut de fournir des armes aux combattants, pourrait-on au moins fournir des vivres et de quoi vivre décemment à ces dizaines de milliers de syriens, qu’ils vivent dans ou hors des camps, et donner davantage de moyens aux ONG qui les aident sur place. D’autant plus, et ce sont les hommes de cette organisation qui nous l’ont dit eux-mêmes, que des groupuscules islamiques extrémistes comme le Front al-Nosra ou l’Etat Islamique d’Irak (ISI) commencent à affluer dans la région pour profiter de la détresse dans laquelle se trouve ces gens et tenter de les recruter en échange d’eau, de nourriture,…

On ne sent néanmoins pas d’animosité à notre égard, ces hommes semblent au contraire satisfaits de pouvoir se confier à nous, de pouvoir nous parler de leurs fils qui se battent contre l’oppresseur  et surtout de pouvoir nous montrez à quoi ressemble réellement la vie de ces hommes, femmes et enfants ici à Kilis. Une partie de ces familles, devant la misère d’une situation qui ne cesse de se détériorer, retourne d’ailleurs en ce moment même en Syrie et ce, malgré les combats. Une situation résumé par l’homme à la moustache en une phrase : « mieux vaut mourir là-bas le ventre plein qu’ici le ventre vide ». La vie en Turquie est en effet extrêmement chère pour les syriens, d’autant plus que leur accès au travail est limité par le fait qu’ils n’ont pas la nationalité turque. Ils sont d’ailleurs moins payé que leurs collègues turcs et sont bien souvent contraint à des petits boulots. De plus les femmes ne travaillent pas ce qui privent les familles de potentielles ressources supplémentaire.


photo : Pierre Pionnier

Dans la première famille que nous avons rencontré après avoir quitté le siège de l’organisation, un seul homme – Omar Ahmed Fatur – a à sa charge une famille entière de 8 personnes et pour subvenir aux besoins de celle-ci il n’a pour unique source de revenu que la vente de cigarettes sur le trottoir, devant l’immeuble qu’ils partagent avec d’autres familles, lui qui fut jadis chauffeur de taxi à Alep. La totalité de cet argent passant dans le paiement du loyer, la famille est contrainte de récupérer les produits périmés jetés par le supermarché voisin pour pouvoir se nourrir. Essentiellement des poivrons et du pain. Il pratique également le recyclage de bouteilles en plastique dans le but de récupérer un peu d’argent supplémentaire. Ces gens vivent dans seulement deux pièces (dont l’une à l’allure d’un sas) reliées entre elles par un étroit escalier et sans aucuns meubles, hormis une ou deux chaises et quelques tapis, pour les garnir. On sent de la gêne chez ces gens, la gêne de ne pouvoir nous accueillir avec un verre de thé alors même que c’est nous qui devrions être gêné de pénétrer ainsi à l’improviste dans cette maison qu’ils ne considèrent d’ailleurs pas comme la leur. L’atmosphère est chaleureuse et l’homme, sur le visage duquel on peut lire tout le poids qu’il porte sur les épaules, parle facilement de l’exode, des bombardements, de la vie ici à Kilis, du problème de ne pas avoir de papiers ou encore des voisins turcs qui les ont aidé au début lorsqu’ils sont arrivés il y a un an mais desquels ils ne reçoivent aujourd’hui plus rien face une situation qui n’évolue pas. Devant lui à ses pieds ses deux enfants, qui doivent avoir entre 5 et 8 ans, font figure de trésor. Ils ne vont cependant pas à l’école, la famille ne pouvant assumer le coût que cela implique. En écoutant cet homme parler et Amir traduire ces paroles je ne m’empêche de penser à ce moment au siège de l’organisation « Human Society for Relief and Development » où, dans un anglais approximatif mais désireux que rien ne soit perdu dans la traduction, l’homme debout situé derrière le bureau nous a asséné en nous regardant tour à tour fixement dans les yeux : « demandez-leurs à ces gens quels sont leurs rêves ? » Cette phrase qu’il a répété à plusieurs reprises comme on enfonce un clou, a constitué pour moi le paroxysme de notre entrevue avec les membres de l’organisation. Mais comment osé demander à cet homme, alors que je me trouve face à lui, quels sont ses rêves pour l’avenir alors même qu’il se bat pour son présent. Il se considère néanmoins chanceux, chanceux d’avoir un toit et sa famille à ses côtés. « Abdullah » répète-t-il souvent comme pour nous montrer à quel point il est reconnaissant à Dieu d’être encore en vie et d’avoir sa famille à ses côtés.


photo : Pierre Pionnier

Dans la deuxième famille que nous rencontrons l’atmosphère est encore plus pesante. Notre venue – à l’improviste encore une fois – semble les mettre mal à l’aise et nous n’avons, à mon sens, pu rentrer uniquement parce que le membre de l’organisation qui était avec nous lui a demandé avec insistance. La situation qui nous est donné de voir est encore pire que dans la première. Deux familles vivent dans une pièce située à l’arrière d’un garage et séparée du reste de celui-ci par un simple rideau, de l’autre côté duquel stationne une voiture. Nous prenons place sur quelques tapis et nous entamons la discussion avec le chef de l’une des deux familles, un homme qui fut assistant médical à Alep avant de voir sa maison détruite par un bombardement et de devoir quitter précipitamment la Syrie. Six jours d’exode, à pieds, pour  franchir la frontière illégalement et aboutir ici, à Kilis, dans la misère. L’homme salue néanmoins l’aide des voisins turcs qu’il dit généreux mais qui, selon lui, ne peuvent pas faire grand chose pour eux. Son visage est émacié et ses réponses lapidaires. Le sentiment de malaise que nous avons à être ici s’intensifie davantage encore lorsqu’il refuse catégoriquement, peut-être par honte de cette régression sociale, que nous prenions la moindre photo. Il nous raconte également l’accident dont sa fille d’une quinzaine d’années a été la victime. Alors qu’elle rentrait dans l’endroit qui est désormais sa maison, elle a été renversée par une moto qui arrivait à vive allure et qui a prit la fuite sans se soucier de son état de santé. Seulement comment payer des soins chez un médecin ou à l’hôpital alors qu’on peine à se nourrir. La encore le manque d’argent est criant. Tout comme l’attachement au pays d’origine. L’homme nous dit que si les américains mettaient en place, comme ce fut le cas en Lybie, une zone d’exclusion aérienne ce qui permettrait de vivre à l’abri des bombardements alors lui et sa famille seraient près à rentrer.

Après avoir quitté cette famille nous avons dû nous rendre dans le bureau du « chef » du quartier, après que l’un de ses sbires nous ai couru après pour nous dire qu’on n’avait pas d’autorisation. Cet homme, un turc d’une soixantaine d’année, nous a ensuite accompagné – prétextant vouloir nous montrer des familles syriennes – dans tous nos déplacements en demandant aux syriens que nous croisions si le gouvernement turc était gentil avec eux. Comme s’ils pouvaient répondre « non ». Pour autant il faut reconnaître à la Turquie, ainsi qu’à la Jordanie, au Liban et à l’Iraq, le fait d’avoir accueilli et d’accueillir encore des centaines de milliers de réfugiés Syriens sur leurs sols. Je ne suis pas certain par exemple que tous les pays d’Europe soient près à en faire autant. La Turquie a d’ailleurs revu à la hausse pour 2013 sa part du budget dédiée aux réfugiés. Toutefois les moyens mis en œuvre par l’Etat turc en matière d’aide aux réfugiés demeurent insuffisants. De plus les tensions se cristallisent de plus en plus entre des réfugiés qui se sentent abandonnés et une population turque qui commence à être excédée par la présence de ces Syriens qu’ils pensaient provisoire mais qui, selon eux, tend aujourd’hui à s’éterniser.
L’immense majorité (voire même l’ensemble) des réfugiés syriens aspirent quant à eux à pouvoir rentrer au pays, chose impossible tant que ce conflit meurtrier perdurera. Chaque jour, par amour pour leur pays, des centaines de jeunes – et moins jeunes – meurt dans des villes dont beaucoup ne sont plus que décombres. Comme l’a écrit Albert Camus dans L’Homme Révolté : « Ce qu’on appelle raison de vivre est en même temps une excellente raison de mourir ».


photo : Georgia Oriol

Le coeur et la plume, Georgia et Valentin
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Здраво!!!
Ја користиме оваа можност да го изразиме нашето задоволство за учество во проектот “Youth Trough The Lens”. Ние сме EVS волонтери кои доаѓаме од Македонија. Тука сме благодарение на соработката помеѓу нашата организација “Together Macedonia” и `host` организација “GEGED”. Иако дојдовме како EVS волонтери почестени сме да бидеме лидери во проектот  “Youth Trough The Lens”. Ја имаме можноста да ги запознаеме одблиску врските, односите, начинот на комуникација и пристапот помеѓу младите од Турција и Сирија сите заедно сплотени на едно место. Ги споделуваме нашите искуства, мислења, можности, приорите, ограничувања, чувства..., а од друга страна научивме сето тоа да го претставиме на фотографија. Им благодариме на оние кои дојдоа до идејата за овој проект и уште поголема благодарност што ни овозможија ние да помогнеме во реализирање на истиот, затоа што она што е преставено на фотографија останува такво какво што е, додека искуствата можат да се надополнат, мислењата да се сменат, можностите да се зголемат, ограничувањата да се смалат, чувствата да избледат, но фотографијата останува...  Благодарение на искреноста и младиот дух на учесниците во проектот можеме со сигурност да кажеме дека добивме потпора за слободно изразување и научивме да ја доловиме слободата без разлика на ограничувањата со кои се соочуваме. Слобода, млади, посветеност,толеранција, - теми на кои што сега можеме со сигурност да дебатираме и да споделиме искуствата кои што претходно не можевме ни да ги замислиме.
Да, тоа сме ние Македонскиот волонтерски тим. Ја имам честа да ги претставам членовите од тимот. Да започнам од себе си. Се викам Емилија Тасиќ, имам 24 години и доаѓам од Куманово. Дипломирав на факултетот за електротехника и информациски технологии. Од Куманово доаѓа и Александра Тасиќ, има 21 година, студент е на факултетот за електротехника и информациски технологии и работи во невладина организација CID во Куманово. Другите членови на македонскиот тим доаѓаат од Битола. Елена Талевска има 20 години и е студент на Економскиот факултет. На истиот факултет студира и Александар Сиџимовски кој исто така има 20 години. Најмладиот учесник во нашиот тим е Драгана Ѓорѓевиќ. Таа е ученик во гимназијата во Битола и има 17 години. Тоа е она што јас можев да го кажам за мојот тим. Нивните чувства и импресии самите ќе ни ги доловат...





Александра: Се чувствувам прекрасно затоа што имав можност да ги запознам другите учесници од овој проект, со кои научив да споделувам разни идеи, мислења и ставови. Времето поминато тука ќе остане долго во моето сеќавање. Не сакам да навлегувам во детали, само можам да кажам дека една слика вреди илјада зборови.






Драгана: Од самиот почеток овој проект ме водеше кон нови видици и ме доближи до светот на фотографиите, свет исполнет со креативност. Секоја активност ме исполнуваше со среќа гледајќи го уживањето и радоста на лицата кои со голема заинтересираност присуствуваа на активностите. Мотивите на самите слики, приказната којашто сакаме да ја раскажеме преку нивните детали е младите во Газиантеп и што за нив значи слободата. Секоја новосоздадена слика не доближува се повеќе до нивните сфаќања и нивниот живот како млади лица во нивното општество.




Александар: Да се биде дел од овој проект, за мене претставува особено значаен дел од мојот живот, затоа што ќе стекнам големо искуство, се запознавам со други култури и нации, при што ми се прошируваат хоризонтите и го зголемувам своето почитување кон другите народи. Проектот има прекрасна цел, да прикаже дека младите на секаде низ светот се исти т.е. слични помеѓу себе. Времето е исполнето со забава дружење и комуницирање помеѓу учесниците. Проектот не потсети сите нас да се биде млад значи да се биде слободен, либерален и да се живее животот во секој момент.
Се гледаме на изложбата,
 Поздрав



Елена: Овој месец поминат со млади од Турција, Сирија и Франција ми помогна да дознам за нивниот начин на животот , а преку сликите кои ќе бидат објавени на изложбата на крајот на месецот тоа ќе можат да го видат и оние кои ќе бидат присутни на таа изложба. Со работата на овој проект јас имам можност да научам дел од културите и да запознам луѓе од овие земји. За мене ова претставува големо искуство.










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Hi !!!

We use this opportunity to express our pleasure to participate in the project "Youth Through The Lens". We are EVS volunteers and we are from Macedonia. We are here thanks to the cooperation between our organization "Together Macedonia" and host organization "GEGED".
 Although we are here as EVS volunteers,  we are honored to be the leaders of the project "Youth Through The Lens". We have the opportunity to meet closely relationships, ways to communicate and approach between youth from Turkey and Syria, united together in one place. We share our experiences, opinions, opportunities, priorities, limits, feelings ... and on the other hand we learned how to show all that on the photography. Thanks to those who came up with the idea for this project and even more thanks that they let us to participate in its realization, because what is presented on photography remains as it is, while experiences may be supplemented, opinions can be changed, opportunities might increase, limits might diminish, feelings fade, but photography remains ... Thanks to the honesty and the spirit of youths we can tell for sure that we can express ourselves  easier in many ways. However, we learned to capture the freedom no matter of the limitations that we are faced with. Freedom, youth, commitment, tolerance - topics on which now we can  confidently debate and we can share experiences that previously we couldn’t even imagine.
Yes, that`s us, the Macedonian volunteers team : Emilija, Aleksandra, Dragana, Aleksandar, Elena…
See you at the exhibition !




L’équipe de Macédoine à Gaziantep

Hello !

Nous saisissons l’opportunité du blog pour dire notre plaisir de participer au projet « YTL ». Nous sommes volontaires et nous venons de Macédoine. Nous sommes ici grâce à la coopération  entre notre association « Ensemble en Macédoine » et l’association qui nous accueille , « GEGED ». En tant que volontaires SVE, nous sommes très honorés d’avoir été intégrés au groupe des leaders du projet YTL. Cela nous donne la chance de tisser de vraies relations humaines, de communiquer et de comprendre la jeunesse turque et syrienne réunie ici. Nous partageons nos expériences, nos chances, nos priorités, nos limites, notre ressenti… et parallèlement nous apprenons à exprimer tout cela à travers la photographie. Merci à ceux qui ont monté ce projet ; merci, plus encore, de nous avoir inclus dans sa réalisation, parce que la photographie est une trace de ce qui se passe : alors  que les expériences se succèdent, que nos opinions, nos  opportunités et  nos limites évoluent, alors que les sentiments passent, les photographies restent et témoignent…
Grâce à l’honnêteté et à  l’esprit des jeunes, nous apprenons à nous exprimer plus facilement et de nombreuses manières, à saisir la liberté quelles que soient les limites auxquelles nous sommes confrontés. Liberté, jeunesse, engagement et tolérance sont des thèmes que nous pouvons maintenant aborder et partager intimement, ce que nous n’avions pas imaginé auparavant.
Oui, c’est nous, l’équipe des volontaires macédoniens : Emilija, Aleksandra, Dragana, Aleksandar, Elena…
Rendez-vous à l’exposition !

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Merhabalar !

Everyone had been running all around the city, under a burning sun, last friday. For what, could you be asking. The answer is pretty simple actually : to be a part of this amazing photographic race Amir, Pierre, Mussab, Aleksandar and myself had organized. As Valentin explained in his last article, the point was to be able to take the photograph you could, in a given time for a given theme. Of course, it was not that easy but all teams succeeded to do amazing pictures.
But, it is no time for words but for pictures.

So, ladies and gentlemans, here is the result of the favorite picture of the photographic race, according to the vote of everyone in GEGED yesterday !

Castle of Gaziantep


Cafés


Playgrounds


Bazar


Luxury

Handcraft


Architecture of the Modern Antep


The old city of Antep

Sanko Park


Luxury


People sitting in the park 

So, that's not the subject of the coming exhibition as you can imagine, but it was a really funny way to improve our skills in photography, don't you think ?

We will come back to you in a few days with much more informations about what's going on here, in Gaziantep...

Melanie, YTL


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La maladie impose le repos, le repos amène à la réflexion. C’est le ventre vide après une nuit passée à me vider de mes tripes que j’entreprends une rétrospective de cette première semaine d’activités. Je souhaite ne pas avoir le verbe trop amer.


Mardi : Photos à gogo




Mardi 18 juin à 11h00, après les habituels « energizers » (des petits jeux destinés à mettre tout le monde d’attaque) menés par l’insatiable Paulo, ont débuté les premières activités photos. Une trentaine de participants parmi lesquels des membres de GEGED, des volontaires SVE, des jeunes turcs du Youth Center (un centre qui accueille des jeunes turcs ayant des problèmes familiaux) et deux étudiants syriens, étaient présents pour cette première prise de contact avec l’appareil photo. Pierre – notre raïs à nous en ce qui concerne la photographie – aidé par Mélanie et par nos collègues turcs pour la traduction, a passé une bonne demi-heure à présenter l’utilisation de l’appareil photo mais surtout la manière de prendre une bonne photo ainsi que l’importance de la lumière et du cadre, le tout non sans un certain brio. Deux thématiques ont animé l’activité : le premier exercice avait pour but de prendre des portraits décalés de ses camarades tandis que le second visait à saisir par la photographie une caractéristique qui représente l’autre. Tout se déroula dans une excellente ambiance et, grâce à Ayhan, une équipe de télévision locale est venue immortaliser l’instant et a permis à Mélanie de se prêter au jeu de l’interview avec enthousiasme aux côtés d'un Ayhan qui jouait, lui, le rôle du traducteur entre turc et anglais. 
La fin d’après-midi a vu la première réunion consacrée à la mise en place des activités sportives, en l’occurrence basketball pour le mercredi et ballon prisonnier pour le jeudi, une réunion à laquelle je ne participa toutefois pas préférant aller jouer au tennis avec Roger (ça ne s’invente pas), un jeune syrien d’une vingtaine d’années ayant combattu dans l’armée libre syrienne avant de recevoir deux balles et de venir s’installer avec sa famille à Gaziantep il y a de cela 10 mois.


Mercredi : Distribution de flyers et basketball au programme




A la recherche de nouveaux participants pour nos activités nous avions décidé, en ce mercredi 19 juin au matin, de mettre en place une activité « Flyers » et ainsi par petits groupes nous avons déambulé dans les rues et dans le parc, interpellant au hasard des jeunes dont l’immense majorité ne parlait malheureusement pas anglais. Aussi cette activité fut-elle davantage menée par nos partenaires turcs que par nous. Le bilan que nous pouvons d’ores et déjà faire de cette heure et demie d’activité est pour ainsi dire plutôt négatif puisque lors de l’activité photographique du lendemain matin les nouvelles personnes présentes provenaient uniquement du bouche à oreille et il s’agissait principalement d’autres jeunes du Youth Center.
L’après-midi eut lieu l’activité « communication » du projet, à savoir pour le coup la publication de certains articles sur le blog, comme celui écrit par Dragana en anglais et en français, et leur mise en avant sur la page facebook du projet (que je vous invite évidemment à « liker »). Dans le même temps, ou presque, eut lieu la réunion de préparation au débat et à l’activité photographique du lendemain autour du thème de la « Jeunesse ». Ce fut extrêmement intéressant de voir comment chacun perçoit la jeunesse et qu’est ce qu’il lui fait se sentir jeune. 




Après une bonne heure passée à débattre il était alors venu le temps, non pas des cathédrales comme le dit la chanson, mais de faire du sport. Au programme du soir un petit tournoi de basketball qui vit s’affronter quatre équipes : une menée par Amir, une par Ümit et Mehmet, une autre par Mehmet et Mustapha et enfin une dernière par moi-même. Après une première lourde défaite (par pudeur et par respect pour mes coéquipiers je tairai le score) nous avons brillamment réagi en remportant le deuxième match avant que la nuit ne commence à tomber et nous force à arrêter.





Une fois rentrés à GEGED nous avons pu assister au pot de départ d’Albana, la volontaire bulgare, en compagnie de tous les autres SVE que l’association accueille.

Jeudi : « on rentre dans le sérieux »


L’activité photographique du jeudi 20 juin débuta comme à l’accoutumée par les « energizers » de notre capitaine scout, Paul, et de son homologue macédonienne, Aleksandra. Pour l’occasion deux jeux furent mis en place. Le premier jeu avait pour unique règle de faire passer une bouteille en plastique à son voisin en la tenant uniquement entre ses genoux (ce qui donna lieu vous pouvez me croire à des scènes assez cocasses) et le second était ce qu’on appelle un « béret » : deux équipes sont constituées au sein desquelles chaque participant se voit attribuer un numéro et doit, à l’appel de celui-ci, s’emparer du « béret » (en l’occurrence un foulard) avant son homologue adverse et retourner à sa place sans être touché.
Après ces moments toujours très agréables nous nous sommes divisés en deux groupes de quinze personnes chacun environ pour débattre autour du thème de la jeunesse. Ce fut de nouveau très intéressant de voir chacun donner son opinion sur ce qui le fait se sentir jeune (hormis l’âge) et ce fut ensuite le début de l’activité, l’objectif étant de traduire par la photo l’engagement, l’activité (travail, sport,…), la créativité de la jeunesse de Gaziantep.









L’après-midi fut pour certains l’occasion d’une nouvelle petite réunion pour la préparation de la « photographic baton race » (une course photo dans la ville) du lendemain tandis que pour Pierre, Paul et Mehmet ce fut l’occasion d’aller développer les premiers appareils.
Vint ensuite l’heure du ballon prisonnier, un moment fort agréable pendant lequel nous avons littéralement atomisé l’équipe de Paul 3 victoires à 1.




Vendredi : Une course épique à travers la ville


Ce vendredi 22 juin au matin nous partons tous les six (Georgia, Mélanie, Pierre, Paul, Ümit et moi) pour l’école primaire syrienne dans laquelle travaille Adnan et Mussab. Si nous ne rencontrons pas directement les élèves de l’établissement, nous nous entretenons néanmoins avec certains enseignants et nous prenons connaissances des nombreux dessins réalisés par les enfants et qui traduisent souvent (mais pas tout le temps) et avec une incroyable force, leur ressenti, leur vision, du conflit qui touche leur pays. En voici un florilège :



Sur ce premier dessin il est écrit : 
"Nous vous appelons, entendez-nous"





A peine le temps de rentrer à GEGED que Georgia, Paul et moi-même retrouvons Sabine et nous rendons tous ensemble à un rendez-vous avec un organisme syrien, Center for Civil Society and Democracy in Syria, situé à Gaziantep et menant des actions pour la justice, l’égalité homme/femme et la jeunesse syrienne dans une optique « d’après-Bachar ». L’entretien fut très instructif et nous pûmes prendre conscience des moyens déployés par certaines organisations syriennes pour préparer, dans une certaine mesure, une nouvelle société sitôt le conflit terminé. Il est impressionnant de voir l’abnégation de ces hommes et femmes qui se dévouent totalement à leur cause et ce, sans savoir si les plans qu’ils bâtissent pour l’avenir verront jamais le jour. Pendant ce temps là Pierre et Mélanie se penchaient sur les derniers préparatifs de la course photographique de l’après-midi en compagnie d’Amir.
Celle-ci débuta aux alentours de 15h au château avec une première activité visant à prendre une photo originale du château ou de ces alentours, suivie rapidement d’une seconde dont l’objectif était de prendre quelques photos des « handcraft » (hommes qui travaillent les métaux). La troisième étape nous conduisit dans le bazar, la quatrième dans quelques lieux typiques de la vieille ville, la cinquième dans le parc, la sixième dans ce qu’on appelle communément le « modern Antep » et enfin la septième et dernière étape de la course nous amena à Sanko Park, l’immense centre commercial de la ville qui, à l’instar des grands buildings de Dubaï, jure admirablement avec le décor avoisinant. C’est par groupe de cinq ou six personnes que nous avons accompli en presque 3h ce périple. Nous disposions à chaque fois d’une quinzaine de minutes environ (parfois plus) pour prendre des photos, sans compter le temps de déplacement, et c’est non sans un certain épuisement que nous avons regagné le siège de l’association à la fin de la journée.




J’arrêterai mon récit à la fin de cette journée car je n’ai, vous vous en doutez, guère pu profiter du week-end qui a suivi. Je puis toutefois vous dire que ce lundi les activités photographiques ont repris et c’est avec, je l’espère, un entrain retrouvé que je vous conterai prochainement (ou quelqu’un d’autre) une nouvelle histoire.



De Gaziantep,
Valentin pour YTL.

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 My name is Dragana. I’m 17 years old. I come from Bitola, Macedonia.

 It’s a town which is located in the south-west of my country.I started to learn English at school 8 years ago. I am a student in high school, next year I will graduate and I will go to a University to study foreign languages. I attend English, French and Italian language courses and I understand Spanish, too. I’ve always wanted to get to know a different culture, come across a different civilisation or different nationalities and at the same time enrich my cultural experience and knowledge. There are so many diversities and different people in the world, and unfortunately, in my country, they are mostly looked down upon. Also, learning another language would always be an acceptable idea, since my love for languages has only grown through the years.We’ve started this project on Monday so we’ve also done a few acitivites.The energizers are quite good and the time that we are spending with the other people is a big opportunity to have fun and to get know each other.The energizers are just for having fun and to get prepared for the planned acitivites.On Tuesday we had an interesting activity which included a special equipment and that were the cameras. So, before the activity it was explained how to use them and which is the best way to take a good framed photo with its quality  , that enriches the details on the photo so we can read from it and we can find a good explanation.Sometimes it’s better the photo to have its mistery so the reading from it would be more interesting and also the creativity will grow togheter with our imagination. It’s always the best way to create something and make it valuable.We tried to give the best of us like a big team and to give an example to the other young people that volunteering is the best way to help others and to have an experience, but also to meet new people.We need to like this job and to be aware od the advantages of the volunteering, otherwise we’ll never be satisfied and we’ll never know which is the goal and what can we improve in the country where we’re volunteering.
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Je m’appelle Dragana. J’ai 17 ans. J’habite à Bitola, en Macedonie. C’est une ville qui se trouve au sud-ouest de mon pays. J’ai commenc é à étudier le francais a l’école il y a 6 ans. Je vais au lycée et l’année prochaine je vais terminer mes études, et j’irai à l’université pour étudier les langues étrangeres. J’apprends l’anglais, le francais et l’italien et je comprends aussi l’espagnol. J‘ai toujours voulu  connaître les autres cultures, connaître d‘autres nationalités et en même temps enrichir mes experiences culturelles et aussi ma connaissance. Il y a une grande diversité et des gens differents autour du monde, et malhereusement, dans mon pays ils ne sont pas assez respectés. Mais, apprendre une autre langue peut toujours etre une bonne idée, car mon amour pour les langues a toujours grandi pendant les années. On a commencé ce projet ce lundi et on a fait quelques activités.Les „energizers“sont très bons et le temps que nous passons avec les autres personnes est une opportunité pour prendre du plaisir et pour se preparer pour les activités prévues. Ce mardi on avait une activité très interessante qui a inclus un équipement special, et c’était les appareils photos.Et avant que l’activité commence, était expliqué comment on peut les utiliser et quelle est la meilleure facon pour prendre une photo bien cadrée avec sa qualité, et cela enrichit les détails sur la photo et l’explique.C’est mieux que la photo ait un mystère parce que ca sera plus interessant est aussi la creativité sera plus grande avec notre imagination.C’est la meilleure facon de créer quelque chose et de le mettre en valeur. On a essayé de donner le meilleur de nous comme une grande équipe et de donner un exemple aux autres jeunes que le volontariat est une façon pour aider les autres, et d‘avoir une experience, mais aussi pour faire des connaissances.Nous devons aimer ce travail et prendre conscience des avantages qu‘ apportent le volontariat, autrement nous ne serons jamais satisfaits, et nous ne saurons jamais quel est le but et ce qu’on peut ameliorer dans le pays ou nous sommes volontaires.
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Voilà maintenant trois jours que nous sommes arrivés à Gaziantep et cela nous a paru être une éternité, non pas du fait d'un hypothétique ennui profond qui nous aurait atteint mais bien au contraire du fait de la quantité de choses qu'il a fallu accomplir en peu de temps et surtout du fait de l'impressionnante activité qui règne au siège de GEGED, l'association qui nous accueille. Celui-ci grouille de volontaires de différentes nationalités et si on reste assis ne serait-ce qu'une dizaine de minute sur la terrasse, on peut voir entrer et sortir sous un soleil de plomb : des Turcs, des Macédoniens, des Néerlandais, des Allemands, des Italiens, des Espagnols, des Bulgares, des Tunisiens, des Azéris, qui par leurs allées et venues donnent à cette gigantesque maison des allures de fourmilière, à l'image d'une ville où tous se mélangent. Ils vaquent avec enthousiasme aux divers missions qui leurs ont été attribué. C'est sans doute cela qui m'a frappé en premier lieu. L'ambiance qui règne au siège de l'association est réellement fantastique et il n'est pas rare de voir certains volontaires apprendre à d'autres un jeu de cartes de leur pays d'origine. Paul et moi-même nous sommes essayé à l'exercice et samedi la fin d'après-midi fut marquée par une partie endiablée de « kilos de merde » à sept, avec entre autre Mehmet, Kadir, Süleyman..., et bien que les règles, au grand désespoir d'un Paulo lésé, ne fussent pas toujours respectées à la lettre, nous avons passé une bonne heure à pratiquer un jeu de haut vol dans une ambiance formidable. A cela il faut ajouter les nombreux échanges moins formels encore qu’une partie de cartes, comme le simple fait de discuter et d’essayer, au moins l’espace d’une seconde, de retenir quelques mots dans la langue de l’autre. 



Un autre événement marquant de ces premiers jours fut pour moi le rendez-vous que nous avons eu avec Adnan et un de ses amis également professeur, tous deux syriens ayant fuit les conflits, dans le principal parc de la ville, tant par la personnalité de chacun des deux hommes que par l'envie que notre projet a pu suscité chez eux. Voilà pour l’ambiance à GEGED, passons à présent à l’atmosphère de la ville.



A peine avions nous mis pour la première fois le pied sur la terrasse de notre appartement que le muezzin lançait son premier appel à la prière de la journée, sa voix résonnant avec force dans le silence « de cathédrale » de la nuit. Il était alors 4h du matin et nous étions enfin à Gaziantep. Après une courte nuit due à notre arrivée tardive à l'aéroport de Gaziantep, où nous attendait un véritable comité d'accueil composé de Ali, le « Big Boss » de GEGED, et de certains autres membres (Murat, Ümit, Mehmet, Celim), nous avons pu grâce à nos guides turcs visiter le Bazar, un large tunnel au sein duquel des hommes gravent des plaques de fer aux couleurs de leurs clubs de football favoris (Galatasaray, Besiktas) avec des marteaux et des burins tandis que sur d'autres étalages des piments, des poivrons et des tomates séchées s'agglutinent dans un superbe enchevêtrement de couleurs. Et tandis que nous revenons vers le siège de l'association nous apercevons la statue du héros national : Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la République de Turquie. C'est ce même Atatürk que nous avons de nouveau l’occasion de voir le lendemain soir sur certains drapeaux des quelques centaines de manifestants venus protester dans les rues contre la politique du gouvernement Erdogan et pour apporter leur soutien aux manifestants de Taksim. C’est à notre retour du « city tour » que nous avons pu vraiment apprendre à mieux connaître nos 5 colocataires macédoniens et partenaires à plein temps du projet : Elena, Dragana, Aleksandra, Emilia et Aleksandar.



La mise en place progressive du projet




Après deux premiers jours d’adaptation le projet Youth Through the Lens est entré dans une importante phase d’accélération ce lundi 17 juin après-midi suite à la réunion de présentation du projet menée de mains de maître par Georgia et Mélanie devant une assemblée de plus d’une vingtaine de personnes dont Ali, Sabine, des membres de GEGED, des étudiants syriens et de nombreux volontaires. L’objectif de cette réunion était de définir clairement le rôle de chacun, le planning des activités (activités photographiques, débats, ateliers interculturels, activités sportives et jeux coopératifs, atelier communication) et d’apprendre à mieux se connaître au travers de petits jeux. A l’instar du portrait que j’ai pu dresser jusqu’à présent de mon ressenti, cette réunion se passa à merveille et ce matin, au kirkayak parki, nous étions près d’une trentaine à participer à la première activité photo de la semaine, une activité qui fut riche en émotions, en rires et qui mêla photographies décalées, poses insolites et télévision locale. Mais ça c’est une autre histoire… 




Valentin pour YTL
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